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- Base'art 2010. Fréjus (83). Du 3 au 6 juin 2010.

- Promenade dans l'art d'aujourd'hui. Auvers sur Oise. (95). Du 9 au 16 juin 2010.

- Espace 213. Tours. (37). Du 04 septembre au 02 octobre 2010.

 

On n'est pas obligé d'être attiré par ces superpositions de rondeurs, il n'en est pas moins vrai qu'elles interpellent !

Ces monstres difformes d'un réalisme saisissant sont posés à l'huile ou à l'acrylique sur toile. Mais ce n'est pas tout, loin de là.

L'artiste joue les superpositions, bien visibles quand on se place sur le côté de la toile et que les reflets de lumière accusent les épaisseurs.

Utilisant la technique du collage qui se devait, à l'origine, de stimuler l'invention créatrice, Marlin emploie tout ce qui lui tombe sous la main - des bouts de tissus, des fragments de papier calque ou de papier-patron couture - qu'il découpe, compose, mélange, réhausse de couleurs, voire de morceaux de radiographies, fémur, colonne vertébrale, savamment placés à certains endroits pour créer des ombres.

Le travail de Marlin, très répétitif, ne manque pas d'attirer la curiosité comme au cirque on s'amuse au spectacle du nain à bosses multiples faisant sur la piste ses pirouettes. On songe aussi aux poupées de celluloïd et de chiffon de notre enfance si souples qu'on pouvait en contorsionner sans risque bras et jambes et même zieuter, un peu sadiquement, les sombres points d'ancrage où se fixaient les membres.

Tous ces personnages "impitoyables et graves" constituent un univers peu banal, parfois effrayant nuancé toutefois par une palette chromatique légère et raffinée adoucissant le propos.

Pascal Marlin nous semble être un tendre gonflant ses fantasmes pour les mieux apprivoiser !

Colette Bertot / février 2005